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Gatrasz Stoned Tripper...petit espace secondaire...
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September 01 Géographie digitale...(Pour une muse) Quand je t'entends venir au coeur de mes Histoires, je lève le nez de mes bouquins de géographie. Je laisse mes binocles aux cartes de papier, pas besoin de loupes pour admirer tes mappemondes... Tu viens à moi si je ne viens pas à tes jolis reliefs ; et tu recadres mes satellites sur ce qui compte vraiment dans ce monde pas très plan. Tu m'enlaces de tes promontoires imprévisibles, je sombre tout entier dans ton Univers quand mes yeux croisent tes galaxies où brillent des constellations aux humeurs changeantes. Au creux de ton cou, mon Havre ; tes épaules rondes comme des Ballons d'Alsace et, dessous, ta Bretagne. Tes deux caps Finistère qui pointent fièrement vers l'horizon que tu traces au travers de moi... Je pose mes mains sous tes Côtes Atlantiques, sur tes Rhin pour redessiner la carte des courants, nos coeurs battent comme le ressac. Ton Bassin Aquitain danse tout contre moi dans une chaleur Equatoriale ; j'ai envie d'être ton explorateur, ton cartographe personnel. Faire encore la topographie complète de Toi, revoir en détail la toponymie de toutes tes régions ; qu'aucun endroit ne porte plus la mention 'désert' des secteurs inexplorés, plutôt choisir avec toi où mettre le mot 'Dessert' dans tes délices géographiques... Gat'. (...et merci à l'ami bloggueur Frenchmat pour l'idée de ce post ;-) August 27 [Deicide] en bouquet de délicatesse...(Black Sabbath - Fairies Wear Boots) L'eau s'écoulait en milliers de clochettes de la cascade où fleurissent mousses et reflets de lumière. Sur un îlot de branches et de terre, une fée aux ailes de libellule, les genoux serrés dans sa robe à fleurs, trempait ses orteils dans l'eau claire pour y faire de petits ronds et attirer les créatures aquatiques. Son rire de cristal rebondissait sur les rochers mouillés quand elle faisait sauter du bout de son pied un têtard ou un alevin ; et ses élytres frétillaient, translucides, comme des lamelles d'un bois très fin aux nervures sombres sur une membrane couleur de miel. Elle mâchonnait le bout de ses cheveux de chanvre, et ses yeux se perdaient dans le labyrinthe de feuilles qui couvraient d'une ombre de dentelle la piscine-aux-fées de ce petit bois. Sur la rive, un sanctuaire sauvage et dépouillé que les jeunes du village fréquentaient pour leurs libations depuis des temps immémoriaux. Ils y venaient le soir, une fois le Soleil couché et les magiciennes endormies ; et celles-ci retrouvaient au matin, au sortir de leurs rêves enchantés, des canettes de bière et des cendres encore chaudes qu'elles s'empressaient de faire disparaître. Ainsi restait cet oasis de tranquilité naturelle et surnaturelle à la fois, comme une source de vie et d'inspiration, le coeur de la régénération du Monde et l'origine mystérieuse de la poésie. Le chant des fées résonne dans la tête des rêveurs qui s'y aventurent, et il glisse sans leur faire de mal sur le pelage des blaireaux. Oui, les fées savent s'amuser... Gat'. August 18 Mes griffes...Dans les jardins de tes pensées Ton été Je t'ai vue Et Dieu sait si je t'ai retenue... Ne pleure pas, pour toujours C'est après ton amour que je cours Viens à moi... Tu m'appartiens Car ce rêve, tu vois, c'est le mien Je ne laisserai personne en sortir Pour mourir... Ne pleure pas, s'il-te-plaît Tes amants, je les effacerai Viens à moi... Contre tout ça, tu ne peux rien Tu vois bien Et je créerai des catastrophes Si tu t'accroches... Ne pleure pas, bordel Cela ne te rend que plus belle Viens à moi... Sois à moi... (x2) (Tu es amère Tu es trop fière Tu en veux à la terre entière Ta haine tu ne sais qu'en faire... Viens à moi. Détruis-moi...) Gatrasz. July 28 Entre Iran et KashmirJe suis une feuille morte, une petite feuille sèche, inerte et sans force que le vent du désert effleure. Je sens sa volonté s'emparer de mon corps tellement, tellement léger... Mes doigts échancrés tremblent et s'agitent comme des brins d'herbe, coincés entre le souvenir de mon ancienne pesanteur et les attaches de mes dernières peurs. Enfin, une secousse et je m'arrache pour m'élever doucement, bercé par les courants, en limite de portance ; mais je ne pèse plus rien et la brise est mon alliée. Je monte lentement vers le ciel d'un bleu métallique, est-il brûlant, est-il glacé ? Puis j'oscille dans l'air, indécis et curieux comme un chat momifié qui atteindrait le séjour des Dieux... Sous moi le sable et l'usure de ses grains sur ma peau de parchemin ; autour de moi des tours sacrificielles qui lancent aux quatre vents les appels aux vautours des cadavres en haillons. Les oiseaux tournent et grimpent en spirales dans les larges colonnes d'air où sont plantés les quatre ouvrages de pierre, comme un lien millénaire entre la Mort et la Vie, le Ciel et la Terre. Messagers de l'au-delà, ils sont la main ailée des Anges et la griffe acérée des Démons aux plumes noires... Ils rient mais ils ne m'emporteront pas, je tomberais en poussière sous leur emprise et déjà le tourbillon de tempête m'entraîne au loin. Je redescends vers les déserts et les montagnes ocres, vers les vallées inaccessibles et les plateaux oubliés où tronent d'étranges forteresses. Ces murailles perdues sont elles aussi jonchées de squelettes qui, en armure, dansent leur gigue macabre. Vieux fous dont le Soleil et le sable ont mangé les chairs, leurs esprits desséchés comme moi se battent contre l'inutilité dans un combat qui ne prendra jamais fin. Même lorsqu'ils s'effriteront, se mêlant aux poussières de leurs ancêtres ; toujours des cuirasses s'élèveront, toujours quelques squelettes viendront s'y glisser pour perpétuer le souvenir d'un message éternel dont ils ont oublié le sens, tandis que l'Eternité s'écoulera dans ce grand sablier... Gat'.
Merci de votre visite !
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